Voyage au bout du monde

Ile du Sud - de Kaikoura à Blenheim - 13 au 16 Février 2012

 

13 Février
Réveil matinal pour moi à 6h par un grondement et j’ai senti des vibrations ! C’était vraisemblablement les vibrations d’un tremblement de terre ! J’en ai parlé à Alison de l'auberge, à son arrivée, et elle m’a confirmée que cela pouvait bien être cela et qu’en général ils ressentent à Arthur’s Pass les secousses de Christchurch. Je dois dire que ça fait bizarre et que cela est un peu stressant ! Puis nous prenons la route direction Kaikoura (le Nord de la côte Est). Et sur la route, nous voyons ce panneau de signalisation quelque peu étonnant. En effet, le moa est un animal préhistorique qui a normalement disparu mais les rumeurs circulent comme quoi l’espèce ne serait pas totalement éteinte en Nouvelle Zélande. Nous n’avons, à notre niveau, aucun moyen pour le vérifier !
On s’est arrêté à Sheffield dans un magasin de « pies » (tourtes) de renommée. Le choix de pies est très large et elles sont toutes plus appétissantes les unes que les autres.
Puis toujours dans la rubrique alimentaire, on s’est arrêté acheter des bons fruits frais en bord de route : cherries (cerises), plums (prunes) et apricots (abricots).
Sur la route, j’ai vu un cimetière au joli nom de « Homeview » (Vue depuis la maison). Ici, en NZ, les cimetières tout engazonné sont souvent isolés en plein champ, en dehors des villages et des villes et souvent sur des collines.
Après 300 kms, nous arrivons à Kaikoura, petite ville balnéaire de 3 000 habitants, mondialement connue pour sa faune marine (orques, cachalots, dauphins, phoques, otaries, albatros) et surtout pour les baleines, présentes toute l’année, qui vivent au large de cette ville et aussi pour la pêche de langoustes. En effet, Kaikoura se trouve sur le principal itinéraire de migration de 14 espèces de baleines et de dauphins. Autre particularité de Kaikoura, cette ville est nichée sur une péninsule et adossée aux cimes enneigées de la Seaward Kaikoura Range. Peu d’endroits au monde comptent des montagnes aussi imposantes si proches de la mer et autant d’animaux sauvages pour voisins qui sont ceux que j’ai cités précédemment.
 Nous nous installons dans une cabine d’un camping pour 2 nuits.
 
14 Février                               St Valentine’s Day
Ce matin, nous avons réservé pour aller en mer voir les baleines au large de Kaikoura. Je ne sais pas pourquoi mais cela m’angoissait, et quand on est arrivé au départ de l’excursion, il y avait des précisions sur l’état de la mer peu encourageants (pour moi qui ne suis déjà pas super zen sur les bateaux !). Et l’hôtesse, en effet, me déconseille d’y aller si j’ai peur en bateau car cela peut remuer relativement beaucoup mais « not too bad » selon elle. Je décide donc de laisser Richard y aller avec Mathilde et Adrien, avec contrariété et un peu de chagrin car j’étais très partagée mais cette fichue angoisse l’a emporté ! Je m’en voulais terriblement d’avoir cédé à cette angoisse ! Mais bon maintenant il fallait que j’assume cet état de fait ! Je ne voulais pas non plus leur communiquer mon stress en cas de gite important et qu’ils ne profitent pas pleinement de ce moment certainement inoubliable.
Les voilà partis, tristes de me laisser derrière eux et de ne pas pouvoir partager cette expérience en famille (j’ai laissé les enfants rédiger l’article concernant cette sortie « Whale Watch » que vous pourrez lire plus bas) et moi je suis allée me balader le long de la mer dans un premier temps pour tenter de dissiper mon stress et puis je suis allée en ville faire quelques achats de souvenirs. Ma petite famille est rentrée super ravie et enthousiaste vers 12h45 avec de très belles photos et vidéos à me faire voir, et avec plein d’explications sur les baleines et les orques. Richard m’a confirmé que j’avais bien fait de ne pas tenter l’expérience car cela remuait beaucoup, même lui qui d’ habitude n’est jamais malade en mer, a été brassé ! J’ai tout de même quelques regrets !
 
WHALE WHATCH KAIKOURA by Adrien and Mathilde.
 
Coucou tout le monde, pour la sortie Whale Watch, c’est Mathilde et moi qui sommes les rédacteurs en chef !
Vers 10h, nous quittons donc Maman, tristes de devoir y aller sans elle, pour prendre un bus qui nous conduit au port où sont amarrés les différents bateaux. Pendant le trajet, je (Adrien) discute avec Hélène, une jeune française qui fait un tour du monde pendant un an avec deux amis. Ils ont déjà traversé l’Amérique du Sud, et sont passés aux Vanuatu, un archipel volcanique très proche de la Nouvelle-Calédonie, et vu ce qu’elle nous a dit, ce pourrait être une de nos nouvelles destinations après Fidji !
Nous arrivons enfin, et embarquons sur le bateau. Dès les premières minutes de traversée, nous nous faisons tous les trois la même réflexion : Maman n’a pas à regretter. En effet, à peine sortis du port, nous sentons déjà bien que ça tangue et que ça remue. C’est pour cela que pendant chaque moment de traversée, nous resterons assis dans nos sièges.
Pendant le trajet, un des gars du bateau nous a appris pas mal de choses sur la faune marine de Kaikoura. Tout d’abord, tous ces animaux sont visibles dans les eaux de Kaikoura car il y a un immense canyon sous-marin qui attire les courants et qui est très profond, ce qui convient parfaitement à certains cétacés comme le cachalot qui aime bien aller chasser le calamar géant à 2500 m de profondeur ! Au bout d’un moment, un des organisateurs sort du bateau pour regarder au loin puis crie : «  Whale on left, guy ! ». Le bateau accélère donc un bon coup vers la gauche, ralentit puis s’arrête. Les organisateurs ouvrent les portes pour que tout le monde puisse sortir sur le pont. Et là, nous apercevons un cachalot, appelé en anglais « Sperm Whale » (vu que ces spécimens vivent toute l’année vers les côtes de Kaikoura, la société qui organise le tour leur a donné des noms : Tikia pour le premier et le deuxième s’appelle Tutu). Le cachalot a un tout petit cerveau et possède près de 2,5 tonnes d’huile dans son crâne, qu’il peut utiliser pour faire frire les calamars qu’il pêche… lol. C’était impressionnant de voir les jets d’eaux sortir des évents, et aussi la longueur de l’animal ! Et à un moment, on voit le bout du dos de Tikia se recourber, sa tête plonger et sa queue s’élever vers le ciel ,et en plus à ce moment là il y a un albatros au-dessus! Mon cliché est parfait!
 Les cris d’admiration sont nombreux, et on a tous pu immortaliser le moment grâce à nos appareils photos. On rentre ensuite tous à l’intérieur et continuons à s’éloigner de la côte avec pour objectif de trouver un deuxième cachalot ou une baleine. L’animateur nous apprend des choses folles, que nous pouvions voir sur une grande télé au-dessus de sa tête, sur la baleine bleue. Ce qu’il faut savoir, c’est que cet animal a, contrairement au cachalot, une toute petite gorge, mais une énorme langue qui pèse tout de même le poids d’un éléphant d’Asie, soit 5 tonnes ! Il nous a expliqué que sa gorge est petite car la baleine bleue se nourrit uniquement de krill et de plancton, de tout petits animaux ressemblants à des crevettes, alors que le cachalot, lui, a besoin de plus de place pour faire passer un calamar géant de 8m de long ! Ensuite, la baleine bleue est le plus gros animal sur Terre actuellement, et pèse l’équivalent de 6 Boeing 737 et sa longueur équivaut à trois de ces avions. Son cœur est tellement grand qu’il pourrait contenir une voiture comme celle de Maman (une polo Volkswagen) . Plus de 10 tonnes de sang circulent dans les veines de la baleine bleue ! Ensuite, il nous a présenté l’orque, appelé aussi The Killer Whale (la baleine tueuse). Cet animal est très violent et est le prédateur de beaucoup d’animaux marins, et il s’attaque même à des plus grands que lui, comme la baleine bleue. On a vu ensuite de quoi se nourrit l’orque : manchots, phoques, otaries, manchots, dauphins, baleines, et sur la liste présente sur la télé, on a quand même vu que l’orque pouvait très bien se nourrir de « moose » qui est en français un caribou, et d’ours polaires ! Au bout d’un moment, on nous annonce qu’ils ont repéré grâce à leurs radars (c’est la seule compagnie qui a des bateaux équipés de radar, et microphone sous-marin pour écouter les baleines), un autre cachalot à la surface de l’eau. Pour ne pas le louper, on met un bon coup de turbo en sa direction. 5 minutes après, on arrive devant Tutu, un deuxième cachalot. Nous avons encore pris de superbes clichés, et Mathilde a réalisé une magnifique vidéo où on voit le cétacé plonger sous l’eau en levant sa queue.
Comme on veut vous faire partager ce moment, cliquer sur le lien ci-dessous pour voir la vidéo de Mathilde, notre cinéaste animalier !
 
 
Génial ! On doit déjà faire demi-tour car il est 11h30, peut-être qu’on aura la chance de revoir un cétacé. Sur le trajet du retour, l’animateur nous apprend, des infos sur le dauphin d’Hector, une espèce très menacée et qui est présente seulement en NZ. Déjà que cette espèce est menacée par la pollution de l’homme et par les filets de pêcheurs, il met beaucoup de temps à se reproduire puisque la grossesse de la femelle dure presque 8 ans ! Finalement, nous retournons au port sans voir une troisième baleine, mais on gardera de merveilleux souvenirs de cette excursion. Pour conclure cette riche matinée, papa nous a quand même sorti : «  Allez guys retournons au port, cétacé pour aujourd’hui ! » Oui…c’est drôle !!!    « guys »  veut dire les gars et ici les néo-zélandais utilisent sans cesse cette expression quand ils s’adressent aux gens !
On tient quand même à remercier les parents pour cette super excursion, même si Maman n’a pas pu participer.
 
Cet après-midi, séance devoirs pour les enfants et moi, et recherches internet pour un hébergement aux Iles Fidji (notre prochaine destination après la NZ) pour Richard. Et pour notre dîner, nous ne pouvions pas, en ce jour de la St valentin, échapper à la spécialité locale : la langouste ! Aussi, nous sommes allés tous les 4, vers Point Kean à Kaikoura, au Kaikoura Seafood BBQ, pour manger de la langouste.La route côtière est vraiment très belle!
     
 En fait, c’est une caravane, en bord de mer, qui propose des produits de la mer. On choisit sa langouste et ils nous la font griller au grill avec du beurre fondu, et c’est servi avec du riz et du bon pain à l’ail. N’ayant pas la licence d’alcool, on peut apporter son vin (ce que nous avons évidemment fait, ainsi que nos verres à pied pour apprécier ce sauvignon blanc du Marlborough), et nous nous sommes installés sur une table de pique- nique, un peu plus loin. Quel repas de fête et dans un décor comme on les aime ! Je me souviendrai de cette St Valentin, peu ordinaire !!
        
     
 
 
15 Février
Ce matin, le temps est pluvieux. Nous avions prévu une rando à Kaikoura avant de reprendre la route. Dommage ! Aussi, nous sommes tout de même allés jusqu’à la pointe de la péninsule Kean Point et là à 10-15 mètres du parking, il y avait des phoques sur les rochers. En fait, à cet endroit, il y a une colonie de phoques qui y vit. Et il y a des panneaux interdisant au public de toucher les animaux car ce sont des animaux sauvages et qu’ils peuvent mordre !
     
 Puis, à nouveau petite virée shopping et Richard m’a offert un très beau pendentif maori en jade (pierre rare très appréciée par les maoris et très symbolique pour eux). La forme représente le Koru (harmonie et nouvelle vie) et le Twist (amitié). Ce cadeau restera un super souvenir de ce périple en Nouvelle Zélande et de ce voyage tout simplement ! Peut-être le début d’une nouvelle vie ?
Nous reprenons la route direction Blenheim, ville de 26 000 habitants au Nord-Est de l’île car ce soir, nous allons chez une famille néo-zélandaise, hôte Servas, pour 2 nuits, qui est propriétaire d’un vignoble.
Sur la route, nous voyons ce panneau quelque peu surprenant ! Et peu après, un lookout Ohau Point Seal Colony. On s’arrête et stupéfaction : des centaines de phoques à 5-10 mètres de nous ; Très impressionnant ! A priori, à marée haute et quand la mer est agitée, les phoques viennent jusque sur la route d’où le panneau vu quelques kilomètres avant. En NZ, il y aurait 100 000 phoques ! Nous sommes tout aussi émerveillés que la première fois !
         
 
    
     
On longe les Marlborough Sounds (montagnes), que nous avions vues lors de notre traversée en ferry, avec à leurs pieds des vignobles. C’est très joli ! Nous arrivons dans une région très vinicole. Des vignobles à perte de vue et chose étonnante, des troupeaux de moutons dans les vignes afin d’assurer l’entretien entre les rangs.
     
               
Puis nous arrivons chez nos hôtes Servas, Phil et Sue et leurs enfants Grace et David. Accueil super cordial et super chaleureux. D’entrée, ils nous ont fait goûter leur Sauvignon blanc. Nous avons passé un très agréable séjour à échanger sur nos expériences de voyage, nos expérience professionnelles… tout ceci dans la bonne humeur et en dégustant leur production : pinot gris, vendanges tardives de riesling. Tout ceci avec modération, inutile de le préciser !
 
16 Février
Matinée devoirs et réservations pour les jours à venir et surtout recherches pour notre prochaine destination Les Fidji. Pas simple du tout !!
Cet après-midi, nous sommes allés faire quelques achats chez Katmandou, le concurrent local de Quechua. Petite anecdote : ne trouvant pas le magasin en question je demande notre chemin à deux jeunes collégiennes, enchantées de nous renseigner et ravies de parler à un jeune frenchie de leur âge. Aussi, Adrien a passé environ 1heure avec Kayla et Emma à se balader dans la ville et se sont quittés en échangeant leurs adresses Facebook. Puis nous sommes allés rendre visite à Phil et Sue dans leur vignoble « Lake Chalice ». La taille de leur exploitation est de 40 hectares. L’an passé, ils ont remporté la médaille d’or d’un concours qui fait référence dans la profession, pour leur Sauvignon blanc en Nouvelle Zélande. Nous confirmons : it’s delicious !!
     
Puis dernière soirée avec ces hôtes tout à fait charmants, et Adrien leur a fait un far breton qu’ils ont beaucoup aimé. Sue a souhaité avoir la recette. Le far breton s’exporte donc très bien !! Et nous avons longuement discuté du système politique de nos pays respectifs, de l’âge de la retraite, du rôle de la Reine d’Angleterre en NZ etc… C’était fort intéressant ! Ces rencontres Servas sont vraiment l’occasion d’échanges très enrichissants et très bénéfiques pour notre anglais !!
     

Publié à 19:29, le 16/02/2012, dans 10) NOUVELLE ZELANDE,
Mots clefs :


Commentaire sans titre

13:32, 22/02/2012 .. Publié par sylvie
je vois qu'on ne se refuse rien pour la saint valentin:De la langouste!!!!mazette!
Bravo aux enfants pour leur reportages sur les baleines c'etait tres interressants et le film impressionnant.
Quand au pendantif,amitié et nouvelle vie
Amitié je confirme,et nouvelle vie,je l'imagine...
on pense a vous les marca,et on vous embrasse de patagonie
les touzeau
PS:Melo et laugan demandent ce qu'est devenu le chien ecrabouillé par Anne?

Homards ou panini

08:59, 26/02/2012 .. Publié par Les Ducrey
Je dois dire que les paninis de la petite Fontaine à Megève, les pieds dans la neige sont excellents, mais vous m'avez vraiment fait rêvé avec le homard grillé au bord de la mer !
Bisous des Comblorans.

Commentaire sans titre

03:25, 19/03/2012 .. Publié par Adrien
Je me demande qui est ce Gloubiboulga, car ma soeur c'est la plus jolie au monde. :p
Quel Indignation

{ Page précédente } { Page 56 sur 82 } { Page suivante }

Qui suis-je ?

Accueil
Qui suis-je ?
Mon itinéraire
Livre d'or
Archives
Amis
Album photos

Mes albums

La carte des lieux visités



Rubriques

01) LES PREPARATIFS
02) LE DEPART
03) LE BETISIER
04) SINGAPOUR
05) AUSTRALIE
06) AUSTRALIE: Periple en campervan
07) AUSTRALIE 3
08) AUSTRALIE 4
09) AUSTRALIE 5
10) NOUVELLE ZELANDE
11) FIJI ISLANDS
12) VANUATU
13) NOUVELLE CALEDONIE
14) BALI
15) MALAISIE
16) JAPON
17 ) ETATS UNIS
18 ) UN AN DEJA !

Derniers articles

le Re-Bêtisier
25 septembre 2012 : il y a un an déjà...

Sites favoris


Amis


Newsletter

Saisissez votre adresse email